« Degas disait souvent que tout serait parfait si l’on pouvait être laissé tranquille, sans critiques, sans marchands, sans Salons, sans journalistes, sans hommes de lettres. Et il y a quelques raisons de croire qu’il le pensait vraiment. Peindre et appuyer les toiles contre le mur. Y revenir des heures plus tard -ou des décennies après (comme avec Melle Fiocre). Ne pas les faire sortir de la maison – et, une fois qu’elles étaient sorties, trouver des prétextes pour les reprendre et les retoucher. C’était là le rythme qui lui convenait. »

Roberto Calasso, La folie Baudelaire