La Mouette, Anton Tchekhov

L’homme qui marche, Alberto Giacometti

L’homme qui marche, Alberto Giacometti

Nina

(…) Je suis déjà une véritable actrice, je joue avec bonheur, avec exaltation, la scène m’enivre et je me sens éblouissante. Et maintenant, depuis que je suis ici, je sors tout le temps marcher, je marche et je réfléchis, je réfléchis et je sens que, de jour en jour,mes forces spirituelles grandissent…Maintenant, je sais, je comprends, Kostia, que, dans notre partie -c’est la même chose, qu’on joue sur scène ou qu’on écrive- , ce qui compte ce n’est pas la gloire, pas l’éclat, pas ce dont je rêvais, mais la longue patience. Sache porter ta croix, aie la foi. J’ai la foi, et j’ai moins mal, et, quand je pense à ma vocation, je n’ai plus peur de la vie.

Tréplev

Vous avez trouvé votre voie, vous savez où vous allez, et, moi, j’erre toujours dans le chaos des choses et des images, sans savoir ni pour quoi ni pour qui il le faut. Moi, je n’ai pas la foi, et je ne sais pas ce que c’est, ma vocation.