Salut aux demoiselles É. & G.

« Leurs paroles coulaient intarissablement, les remarques succédant aux anecdotes, les aperçus philosophiques aux considérations individuelles. (…) Vingts fois ils s’étaient levés, s’étaient rassis et avaient fait la longueur du boulevard depuis l’écluse d’aval, chaque fois voulant s’en aller, n’en ayant pas la force, retenus par une fascination. 

Ils se quittaient pourtant, et leurs mains étaient jointes, quand Bouvard dit tout à coup: –  » Ma foi ! Si nous dînions ensemble ?  » 

Flaubert, Bouvard et Pécuchet